jeudi 5 mai 2016

La seule éducation possible: la rébellion au non sens des reglès ...


En lisant le blog ami de Miche aujourd'hui ... dans son post "Gué-guerre" (http://chou-genou-caillou.blogspot.it/2016/05/la-gue-guerre.html#comment-form) je me retrouve enfant avec mes luttes, avec la souffrance qui venait de toutes les impositions, des règles ... des règles de l'esclavage sans sens et sans pourquoi  ... tandis que le petit oiseau en moi se sentait fils de la liberté ... du ciel et de l'amour ...
Oui, se libérer des chaines lourdes des impositions, des manipulations, des devoirs sans amour ... !!!
Tout dans la vie peut être subi et rien compris, tandis que la vie peut nous apporter bien d’autre. 
Le seul devoir étant de chercher l’Amour tout vibrant, chercher la satisfaction profonde, la profondeur totale qui est dans l’écoute véritable qui nous mène au cœur de l’acte, de chacun des actes (sensation, pensée, action … ) reçus et accomplis. Alors seulement on fait Ce qui doit être fait, comme il doit être fait, car il se fait-il-même à travers nous, tout simplement en conscience et en amour  ...
Dès  mon enfance moi aussi, j’étais  rebelle ! Et cette force qui dit « no »  aux règles, je la connais très bien:  c’ est l’amour  ...  l'amour qui anime tout de soi et qui est intelligence suprême qui dit «no» !  
Dans la règle il y a l’horreur d’un vide à repousser, absence de l’être, manque d’adhésion, control et manipulation …
L’Amour m’a toujours poussé à chercher ma façon, ma voie ,,, ma voix.  La voix surtout  qui dit le vrai, qui ne cache pas la vie … qui reçoit le mouvement ondulatoire qui est incarnation de douceur …
L’écoute est la plus nobles des activité … la principale … écoute … de la musique de l’être, de  Sa Caresse suprême au cœur du souffle …  Et donc notre voix, la voix véritable de l’être de chacun, elle est dans l’adhésion totale de chacun à la vie … la vie qui jaillit toujours nouvelle de chaque instant …  Il faut la vouloir au point de la trouver …car Elle est là … pour tous depuis toujours ...  
Donc si Il fallait étudier, par exemple, à l'école ... Bien  je n’ai jamais étudié dans le sens classique !  ... je trouvais des façons créatives pour entrer en communication avec … et  c’était toujours tellement d’aventures et des découvertes ! Cette quête, même quand elle ne venait pas naturellement, je me "l’imposais" car je ne pouvais pas accepter de faire quelque chose contre ma volonté. Je cherchais alors une façon de la faire qui me passionnais. J’avais compris qu' il Y avait l’alternative!!!
"Il faut le faire ?" Bien et si en tout il y a le Vrai, un sens véritable, je vais le découvrir " je me disais, "… sinon plutôt je ne fais rien du tout". 
Et donc ma façon était de trouver des voies et... en eux, la voix ...
Quand il fallait étudier je m’habillais bien, avec des robes longues ... j’imaginais aussi d’avoir des cheveux longs et presque lourds, j’allumais une bougie et, assise, je me sentais envahie par un sens de profond respect …. 
Je n’étudiais rien … j’allais à la rencontre d’un être qui avait vécu, souffert, aimé ... et surtout d’un être ... qui au fond de soi était poussé par le même élan: trouver le sens qui tout anime, le trouver en soi.
Je me sentais un véritable témoin, dans mes rencontres secrètes, de cette quête de l’âme; je la voyais clairement : elle me faisait pleurer d’amour! J’aimais la créature que je sentais prendre vie en moi... S'éduquer à l'écoute, à l'amour, à la vérité de l'être, à seule la liberté! Voici-Le le sens de l'éducation véritable.
Aimer tout et tous ... pour sentir la vibration, la musique de l’être …
Je ne faisais jamais ce qui ils me donnaient  à faire … toujours plus, parfois moins … mais seulement et toujours en accord avec cette nécessité liée à l’Intelligence des choses, à leur vérité profonde. 
Les enseignants souvent et pour la plus part je les voyais confus, avec ce lourd poids du non-sens à porter pour ne pas avoir su rompre avec les schémas de la tradition du savoir en s’ouvrant en lieu de subir, au miracle de la Beauté di vivant. Je la sentais vibrer quelque fois même dans la mathématique qui était enseignée sans poésie, et parfois je sentais dans la géométrie la musique des sphères célestes … C’était quelque chose !!!! Mon corps sentait  aussi… et je souffrais en comprenant comme tout, si méconnu arrive à être tellement banalisé, réduit à l’ombre de soi-même … 
Je sentais heureusement … et je m’éduquais à la saine rébellion ...de ma façon indépendante. Chaque règle qui m’arrivait était un défi à la défaire à la lumière de cette intelligence profonde qui anime la vie.  Alors seulement le Sacré est … le Sacré qui dit « no »  à tout ce qui n’est pas amour …


jeudi 9 octobre 2014

Petits cailloux sur le chemin



C'est la nuit, une nuit de pluie battante. Tout est enveloppé par un silence mouillé qu'invite à la retraite. Les rues de la ville sont presque désertes et l'asphalte noir est inondé par une lumière ocre,  elle aussi mouillée et translucide à cause de la pluie. A un carrefour un jeune homme  fait des signes aux  voitures de passage en cherche d'un abri à quattre roues pour pouvoir s'approcher, d'un autre trait, de son lieu de destination. Son corps animé s'inscrit dans le paysage anonyme de ce desert citadin endormi, tel un élement dissocié qui n'arrive pas à tomber dans le sommeil auquel la nuit semble inviter chaque chose. Je tourne en direction de ma maison et me dis que je ne peux pas le prendre avec moi car je vais ailleurs. La vérité est que j'ai peur. C'est la nuit et je ne le connais pas. Mais quelque chose m'appelle à faire retour là-bas. Il pleut et je pense à lui. Il faut au moins lui offrir le grand parapluie que j'ai dans ma voiture. Je le retrouve là et il me suffit de voir son visage pour comprendre  qu'il n'y a rien à crainde. Enfin quand j'apprends que sa destination se trouve à environ 20 km de distance, sans hésitation je l'accompagne. C'est la seule chose à faire! Comme tout peut changer en nous et tout autours de nous! Il suffit simplement d'écouter l'intuition subitl de notre coeur (Il est "notre" en verité, autant que "commun" substance permeable et unique). J'ai maintenant un passager avec moi. Pendant ce petit voyage partagé, on écoute de la musique et on se parle. Il me raconte que sa femme est enceinte d’une fillette, Nicole, et que se trouve à l’hôpital d'où il vient. 
Sous la pluie, dans la nuit, j'ai rencontré un jeune homme au regard pur et plein de confiance dans la vie: il attendait une voiture de passage avec un grand sourire sur son visage ! La vie est si belle avec tous ses petits cailloux parsemés le long du chemin ... Je l'appelle partage, echange, mon seul bien ... sans cesse il tourne, sans cesse il aime ... sans cesse et sans fin...