mercredi 1 octobre 2014

La révolution de la conscience ...


Lorsque tout semble perdu et le désespoir s’installe, la recherche d'un abri peut enfin atteindre son maximum, mais rien n’arrive, aucune réponse est là, jusqu’au moment où une rébellion positive s'installe en nous pour nous secouer du sommeil engendré par la répétition. Alors cette révolution en nous, nous "sauve" … Quelque chose en nous veut seulement le Bien et pas simplement le veut, elle le connait et sait le faire … Cette chose en nous, elle nous demande d’adhérer à l’instant. Je t’aime et je te serre à moi, je te nourris, je te porte en moi, fidèle, sans que rien d’autre puisse être en-dehors de cette « volonté naturelle », car le dedans et le dehors ne font qu’Un. Cette volonté positive, elle ne connait pas aucun "autre". Tu es moi, l’un est l’autre. Ils participent du même amour, du même processus, ils en sont manifestation. Alors il faut connaitre l’Amour et ce qui ne l'est pas, connaitre l’Instant, vivre Sa plénitude ... . Mais comment le faire lorsque on se trouve dans l'affirmation de l'absence, de la séparation qui est source de conditionnement ? Voir, sentir, entendre, se laisser transpercer par la violence qui est dans la separation ... la voir, se voir, et lui dire enfin "no".
 Adhérer à l’instant devient alors marcher le long de la fissure étroite de l’intemporel et en elle la vision s'ouvre. Ici dans la rigueur totale de la Conscience réveillée l'Amour, la Douceur, la Beauté, la Bonté prennent place et avec eux la clarté/lucidité qui dévoile l'ombre. L'ombre est fuite, peur, incoherence, manque d'adhesion, separation ... D’ici se produit le jeu de la réaction, un processus marqué par le conditionnement qui s’alimente de soi. C’est le circuit de ce qui est conditionné, tandis que l'adhésion pleine à l'instant interrompe le processus de la pensée conditionée et nous met en contact avec l’existant, avec nos emotions profondes etc.. Ici l'instant se manifeste et se fait cause efficace.
Non plus cachée à la vue, nos yeux auront aussi la vision de la substance de la mort, du jeu action-réaction, qui ne fait que forcer l’acteur-penseur dans l’esclavage de la réaction … qu’il soit peur, désir, ambition, projection … tout est lié tandis que  l’instant, humble, doux et merveilleux,  est toujours ici, immuable et neuf, doux appel, douce invitation à se faire cohérence, vision, étreinte, présence véritable ...partage, amour ... extase vibratoire au coeur de l'unité ...

jeudi 8 septembre 2011

Pour les jours passés et à venir ...

Je remercie de tout mon coeur la Vie ... car Je suis, Je pense, Je sens,  J’ai un corps que j’habite, qui est ici ma maison pour un temps établi … et puis  aux Cieux … ce sera mon  retour à l’étoile … Et puis … et puis …  Grande est l’"entreprise", noble l'engagement, merveilleuse la destination ! Vouloir, voir, savoir : voir pour connaitre et savoir vouloir . En tout il y a  un ordre sacré, et si on trouve cela en soi, selon une logique qui est propre à chacun (j’aurais donc la mienne), on cultive sa propre "façon", en apprenant ainsi l’écoute chacun de "sa" voie à soi … à travers les impulses subtiles du Coeur. Il y a toujours  ce "nous" qui se pose des questions  et auquel il nous faut donner la chance d’atteindre les réponses en se prennant tout le temps necessaire pour que cela arrive. L'écoute est en nous la sagesse de l’ange  comme l'arbre est refuge aux oiseaux . J’aime tant  le sens de sécurité qui vient de la voie des questionnes et des réponses … Elle m’a accompagnée dès mon enfance! Une belle chance et un très bon ami ! L’Ami de toujours: refuge, Cœur de fille et de sœur, seul ciel de mes yeux, Montagne de mon plus grand désir …
Avoir en soi  l’Infini,  porter en soi l’héritage de la Connaissance comme une Empreinte,  un Chemin, un désir, une destinée
Nos sens et tout ce qu’il y a  en nous est instrument pour devenir, pour apprendre, pour nous mettre à l’épreuve afin que nous pouvons de plus en plus, avec courage, cohérence, détermination, foi... développer nos talents, nos inclinations et soutenir tout ce qui veut et peut grandir en nous et à travers nous. Apprendre à s’aimer pour apprendre à aimer … Quelle tâche merveilleuse! Je  temoigne en moi ce  flux de Conscience dès mon enfance...  Je me souviens clairement  comment j'observais les petites fleurs  dessinées sur le drap de mon petit lit pendant des heures passées en contemplation.  Je ne marchais pas alors, j'étais encore un petit enfant ...et pourtant la conscience était là ... j'Y demeurais. Dans mon activitée d'observateur conscient je ressentais l'impatience liée à la situation de passivité dans laquelle je me trouvais, mais j’étais au même temps étonnée de pouvoir trouver mon activité intéressante malgré la limite, et je me disais aussi qu’il fallait être créative pour pouvoir inventer des histoires à partir  des dessins  si simples et tous semblables qui m'entouraient… En tout cas, j’étais aussi consciente que quelque chose de plus vite que mes pensées me traversait … et alors je me disais que je devais me contenter de  l'entendre m'habiter et de le pouvoir sentir jusqu’au niveau de la pensée que j'arrivais à  saisir en ce moment là. 
Souvenirs très lointains ... mais présents comme si le temps n'était pas passé ... la Conscience est donc  en nous une présence vigile, attentive … il faut l'appeler de tout notre âme pour arriver à l’extraire de ses cages … celles que nous avons reçues en héritage ainsi que celles que à partir de celles-ci nous fabriquons  après...  réagir  aux cages ,,, s'en defaire pour pouvoir enfin Agir libres ... Eviter, en essayant de nous libérer, d'en créer des autres plus au moins semblables …  nœuds à faire et défaire  jusqu'au bout ... jusqu'au dernier ... 
Je remercie la Vie pour tout ce qu'Elle m’a  donné : la Grâce d’un corps,  la suavité d’une peau et d'un toucher ,,, la beauté d’un sourire, la douceur d’un regard … Un esprit qui vole, un cœur qui prie, qui aime, qui pleure, qui cherche à grimper la montagne de l’Amour … à découvrir  ses secrets pour les emporter et le mettre au service de Celui que j'aime en tout et de l’humanité …
Je remercie aussi pour ce «  lieu » en moi que lorsque je ne suis pas engagée dans la lutte, se retrouve (ou mieux se découvre) plongé dans le Lac du silence comme si il n’y avait jamais eu aucune hauteur à grimper, aucune lutte à combattre …   Alors … dans le Silence du Lac … ce Cœur de Douceur pirouette et prend le vol et chante au Ciel en compagnie de l’alouette  et avec elle il se niche heureux dans un nid chaud tissé des rêves de la Nuit  ... et puis, le jour ... il reprend sa marche sur la route du Soleil  dans sa quête de la porte du Jardin des secrets …
 En vérité …avec le temps, on se fatigue de plus en plus à poursuivre la tâche de l’enfant: arracher l’étoile, grimper jusqu’à elle, avoir pour amis les oiseaux … sauver le monde, faire du vrai bien en le trouvant en soi avant tout …. découvrir la source jaillissante de lumière, et avec elle la pierre philosophale etc… … et puis … on se dit que le jour approche son detour… que le jour connait la nuit … et que la cage viendra nous  reveiller encore une fois au temps de l’exil … de la soif, de la faim … des larmes …. de la perte de l’élan  …  Il nous faudra alors aller à nouveau jusqu'à nos racines … pour savoir et pouvoir retrouver la Source … sa pureté , sa simplicité qui voit, sait, marche et chante  … qui vit et remercie … qui donne de soi sans rien attendre … qui connait le prix du sacrifice et la beauté de chaque larme apprise ….
La Prière devient alors un tapis sacré qui prend le vol, enlancé vers les galaxies du tout possible ,,, un escalier pour grimper l’Infini … pour entrer dans une relation vibrante d’émotion avec  l’Univers de la Création … et alors on ne cesse plus de s’émerveiller , de s’enchanter devant la Beauté et la Perfection de chaque chose … et puis on se regarde et regarde tout ce qui est,  plein/e d’une espérance nouvelle tissée de foi et de courage …
Je suis en chemin ... je marche et je chante sur la ligne pure de l'horizon d'aujourd'hui et de demain ...